JOURNEE NATIONALE DE LUTTE CONTRE L’INSECURITE MARITIME

 

La Préfecture maritime a organisé la journée nationale de lutte contre l’insécurité maritime le 29 octobre 2018 au Palais du peuple à Conakry.
Etaient conviés à cette journée nationale : les commandants des régions opérationnelles maritimes de tout le littoral y compris celui de la zone spéciale de Conakry ; les coordonnateurs préfectoraux et chefs de ports de Boké, Boffa, Coyah et Forécariah ; les chefs de ports de la zone spéciale de Conakry ; le coordonnateur national des chefs de ports ; le Ministère de la Justice ; le Gouvernorat de la ville de Conakry ; le Ministère du budget ; le Ministère de la Sécurité et Protection civile ; le Ministère des pêches, Aquaculture et Economie Maritime ; le Ministère des Transports ; l’Etat-major de l’Armée de Mer ; la Gendarmerie Maritime ; les FUMACO – Kassa.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par l’honorable députée Madame Djènè Saran Condé, Présidente de la Commission de Réforme du Secteur de la Défense, qui a souligné que plusieurs activités se passent dans notre espace maritime, provoquant ainsi l’insécurité en mer notamment le brigandage, les attaques à main armée, les pratiques de pêche illicite non déclarée et non règlementée et d’autres activités illégales. Elle a salué cette belle initiative. Le Préfet Maritime quant à lui est revenu sur les raisons d’organisation de cet atelier, surtout suites aux derniers évènements survenus dans les eaux guinéennes : l’attaque du navire M/VSTI Shammer Smith le Lundi 17 Septembre 2018 dans la rade du port de Conakry et l’évènement survenu à Wonkifon dans Coyah ayant créé la panique dans la nuit du 24 au 25 Octobre 2018. Il a aussi rappelé l’objectif principal qui est de proposer, d’examiner et de mettre en œuvre les mesures nécessaires permettant de prévenir, réduire et combattre l’insécurité dans les espaces maritimes guinéens. Le Préfet Maritime a indiqué qu’il sera aussi question d’informer tous les acteurs qui accomplissent des missions ou des activités en mer de la mutualisation des efforts et des moyens dans le cadre d’une coordination de lutte opérationnelle contre l’insécurité en mer. Les débats ont ainsi été houleux entre les participants et des recommandations relatives à la procédure de lutte contre l’insécurité en mer ont été discutées en plénières. Les propositions suivantes ont été retenues :
– Accélérer la signature du projet de décret portant sur l’action de l’Etat en mer en vue de renforcer la coopération inter-administration pour la gestion des actes d’insécurité maritime ;
– Procéder à l’immatriculation de toutes les embarcations et l’identification de leurs propriétaires avant le 31 Décembre 2018 ;
– Préparer et mettre en application un arrêté préfectoral relatif à la sortie et la rentrée des embarcations dans les débarcadères ;
– Impliquer toutes les autorités nationales depuis les débarcadères jusqu’aux décideurs pour éradiquer l’insécurité en mer ;
– Rendre responsables les chefs des débarcadères pour la mise en application des décisions au niveau des ports ;
– Fournir un acte de création et de désignation de toutes les embarcations le long du littoral ;
– Mettre à la disposition de la Préfecture Maritime des moyens financiers et équipements nécessaire pour lutter contre l’insécurité en mer de façon rapide et efficace ;
– Mettre en place un fonds ou une ligne budgétaire à la disposition de la Préfecture maritime pour une sécurisation de notre espace maritime lui permettant d’organiser les patrouilles maritimes et aériennes mixtes et d’intervention rapide notamment par la marine nationale, la gendarmerie nationale et la FUMACO-KASSA dans le cadre de la répression des actives illicites en mer ;
– Procéder à la restitution des recommandations et décisions de la journée nationale au niveau des débarcadères des préfectures situées le long du littoral à savoir Boké, Boffa, Dubéka, Coyah et Forécariah.

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